journée d'éducation contre le racisme au CDI

Publié le par Laurent Digon (professeur documentaliste)



L'Education et la lutte contre le racisme s'inscrivent dans le fil droit fil : 

- De la Convention des Nations Unies du 21 décembre 1965 sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

- De la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948.

- De la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne proclamée au Sommet de Nice le 7 décembre 2000.

Un bref rappel historique :

Le 21 mars a été proclamé "Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale" en 1966 par l'Assemblée générale des Nations Unies
, en commémoration du 21 mars 1960 où, à Sharpeville en Afrique du Sud, 69 personnes ont été tuées lors d'une manifestation pacifique contre l'apartheid.

En France, l'idée des "Semaines d'éducation contre le racisme" a germé dans les années 80. A partir de 1984, un collectif se mobilise et multiplie des évenements locaux au service de la lutte contre le racisme et toutes les discriminations.Limitées au départ aux réseaux associatifs et surtout à la semaine précédant le 21 mars, des initiatives sont depuis relayées dans les établissements scolaires où l'implication des élèves est encouragée, avec débats, projections de films, pièces de théâtre, expositions, pétitions, etc... tout au long de l'année.

DES RAISONS D'AGIR CONTRE LE RACISME :

INFORMER POUR :

- mettre en échec les fondements pseudo-scientifiques de l'idéologie raciste

- montrer que le racisme joue sur la peur et la méconnaissance d'autrui

- faire prendre conscience que la banalisation du racisme menace notre pacte républicain

- faire connaître les dispositifs juridiques qui protègent les victimes

EDUQUER C'EST :

- promouvoir une société solidaire et du vivre-ensemble

- promouvoir la diversité humaine et culturelle comme une richesse pour tout le monde

- favoriser le respect des différences et combattre le repli sur soi

- cultiver la tolérance et refuser l'inacceptable dicté par les règles de vivre ensemble

- encourager l'esprit critique et la résistance face à l'injustice


                                                                          MONSIEUR NELSON MANDELA






Pour toutes ces raisons, le CDI organisera le jeudi 19 mars ainsi que le jeudi 2 avril  2 heures d'animation autour de ce thème.
Ce projet est le résultat d'un travail partenarial avec monsieur Lablanche de la ligue de l'enseignement de la Loire.

 

Les Terminale BEP VAM 2 (avec leur professeur de français  mr Colombet) vont participer à ce projet
Programme :  Sur une séance de 2 heures, 3 temps forts.

Premier temps : Projection d' un extrait du documentaire de Yamina Benguigui "Mémoires d'immigrés" : le premier volet sur les pères" (la France des années 50).

Deuxième temps : Suivront deux courts-métrages actuels sur le racisme au quotidien en 2009 en France.

Troisième temps : Un débat sur le racisme animé par la ligue de l'enseignement et votre humble serviteur.

 PLUS D'INFOS SUR YAMINA BENGUIGUI :

La réalisatrice Yamina Benguigui est née à Lille et a passé son enfance dans le nord de la France, où ses parents, kabyles d'origine algérienne, avaient émigré dans les années 1950. "Pourquoi étaient-ils partis ? On ne l'a jamais su", dit-elle aujourd'hui. "C'était un sujet tabou : ils n'en parlaient jamais."
En 1994, elle réalise Femmes d'Islam, une trilogie sur les femmes musulmanes de plusieurs pays du monde. En interrogeant des maghrébines qui vivent à Marseille, elle découvre que ces "mères" ne connaissent rien de ce que leurs maris ont vécu à leur arrivée en France. Et qu'elles n'ont elles-mêmes jamais rien raconté à leurs enfants. "C'était mon histoire", dit la cinéaste.
Elle décide donc de remonter le temps et de partir à la recherche d'une histoire occultée : celle de l'immigration et de l'intégration maghrébines. Son film se compose de trois parties : les pères, les mères, les enfants.

 

   

"Une structure qui respecte nos codes culturels", dit-elle. Les hommes n'ont jamais raconté à leurs femmes ni à leurs enfants les souffrances qu'ils ont vécues." En réunissant trois séries de témoignages qui pourtant ne se recoupent jamais, la réalisatrice fait oeuvre de réconciliation.

Son documentaire est le résultat d'une enquête de trois ans et d'un tournage de six mois. Le montage, qui a duré neuf mois, alterne images d'archives (empruntées au CNDP, à Pathé, à l'INA) et images personnelles et contemporaines. C'est cet aller-retour constant entre passé et présent qui permet au spectateur de retracer l'itinéraire oublié des acteurs de l'immigration.

 

 

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